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Juin 2026
La vague de chaleur qui s’est abattue sur la France en fin mai a mis nos arbres à rude épreuve
Certains d’entre eux se sont mis en dormance végétative (diapause) en stoppant leur croissance ; d’autres, certainement plus adaptés à la chaleur, l’ont poursuivie.
Pour répondre à leurs besoins individuels, il devient de plus en plus indispensable de beaucoup écouter chacun d’entre eux (comme le disait John Yoshio Naka grand transmetteur des techniques de culture des bonsaï dans la seconde moitié du vingtième siècle).
Cette attention personnalisée peut mettre en cause certaines de nos pratiques, parfois érigées en règle.
Ainsi, l’impératif d’arrosage des espèces à feuilles caduques dès que la surface du pot est sèche doit être modulé pour les arbres en diapause : seuls quelques millimètres à sa surface peuvent être secs alors la majorité du volume du substrat reste très humide.
De même, la règle consistant à placer ces mêmes espèces dans des pots « vernis » est en mettre en regard des capacités des pots en terre brute à diminuer la température des racines grâce à l’évaporation naturelle qu’ils permettent.
S’adapter constamment aux conditions environnementales et aux besoins de nos arbres est, en réalité, la principale règle à laquelle nous devons répondre.
La logique de ce site se doit de suivre une logique proche : l’évolution rapide des pratiques et de l’ergonomie sur Internet nécessite des adaptations permanentes pour permettre à vous, ses visiteurs, de retrouver un environnement familier qui permet d’accéder intuitivement à ce que vous recherchez.
Une première étape apparait pour cette édition dans la présentation de la rubrique «Questions fréquentes» ainsi que dans celle des travaux du mois.
SUIVRE UN PARCOURS BONSAÏ
DECOURIR
Que faut-il savoir sur les bonsaï et comment les apprécier.
DEBUTER
Comment débuter la culture des bonsaï en évitant les erreurs les plus fréquentes.
S'EQUIPER
Quel matériel choisir, ou fabriquer soi-même, pour créer et entretenir des bonsaï.
ENTRETENIR
Quelles sont les techniques pour entretenir des bonsaï et et les maintenir en forme.
CREER
Comment créer des bonsaï à partir de semis, de jeunes plans ou de pré-bonsaï.
PARTAGER
Comment exposer un bonsaï et échanger avec les autres passionnés.
TRAVAUX DU MOIS
Surveiller la croissance des nouvelles pousses des caducs
Sous de bonnes conditions climatiques et avec l’aide de l’engrais, les caducs qui ont été taillés au milieu du printemps développent de nouvelles pousses. Si elles grandissent trop fortement, on peut leur appliquer les mêmes techniques de taille qu’au mois de mai.
En phase de construction, les branches qui doivent grossir ne sont ni taillées, ni pincées ; ce sont les bourgeons terminaux qui pilotent, grâce à des hormones, leur développement. Les supprimer revient à inhiber fortement le processus.
En revanche, pour garder la forme d’arbres plus matures, un pincement des pousses terminales permettra d’arrêter le développement des nouveaux rameaux trop forts.
Finir de supprimer les fruits non nécessaires
Les tailles de printemps ont permis d’activer des bourgeons de l’année qui se retrouvent désormais à l’extrémité des branches.
Afin de permettre leur développement et favoriser la ramification de la ramure, l’arbre a besoin de ressources en eau et en nutriments.
Les plantes favorisant naturellement la reproduction, elles privilégient le développement des fruits en dirigeant vers eux les ressources disponibles. Limiter le nombre de fruits sur nos arbres permet de trouver un équilibre entre la maturation de quelques fruits bien placés à des fins esthétiques et de développement de la ramification.
Renouveler la fertilisation
La durée d’activité d’un engrais organique solide étant d’environ 6 semaines, celui distribué aux arbres à feuilles caduques et aux jeunes conifères au cours du mois d’avril est maintenant épuisé.
Pour les pins matures, la distribution peut commencer dès lors que les chandelles ont terminé leur allongement et que les aiguilles sont clairement visibles.
L’apport d’engrais de ce mois est important dans la mesure où il est le dernier avant le mois de septembre : au cœur de l’été (mi-juillet à mi-août), on évite la fertilisation qui présente des risques pour l’hydratation de la plante et la santé des racines.
Terminer le pincement de chandelles des pins
Le processus annuel de pincement de chandelles des pins est essentiel dans le développement des bonsaï de ce genre.
En effet, leur tendance apicale étant présente chez la majorité des espèces de pins, notre intervention permet d’équilibrer le développement des branches entre les plus fortes (schématiquement vers la cime et en extrémité des branches) et les autres.
A moyen terme, ce type de pincement permet également à la lumière de mieux pénétrer au cœur de la ramure et d’aider au développement des aiguilles qui y sont situées, voire de favoriser l'émergence de nouveaux bourgeons qui ne seraient pas apparus dans les zones d’ombre.
Eclaircir les semis
Les jeunes pousses issues des semis ont maintenant atteint le stade d'au moins deux vraies feuilles. Il est nécessaire de les éclaircir de manière à laisser suffisamment d’espace entre elles pour permettre leur bon développement.
A cette étape, un rempotage en pots individuels est également possible. Cependant cette opération implique la perte inévitable d’un certain nombre de jeunes plans d’autant plus que les petits contenants sont plus sensibles à des oublis d’arrosage.
C’est également le moment de les déplacer progressivement de l’ombre à la pleine lumière, en respectant une exposition adaptée à chaque espèce.
La fertilisation peut commencer avec une combinaison d’engrais organique solide selon les fréquences habituelles et de pulvérisations foliaires bimensuelles.
Individualiser l’arrosage
Selon l’espèces et le stade de développement, les besoins en eau varient de chacun de nos arbres varie : l’arrosage se doit d'être individualisé.
En particulier, après une taille de printemps et avec la suppression d’une partie des feuilles, la surface d’évaporation et les besoins en eau diminuent.
Cependant, en prévision de prochaines absences estivales, il peut être nécessaire de mettre en place un arrosage automatique, à réserver aux périodes pendant lesquelles aucune autre solution n’est envisageable.
Il est indispensable de le tester pendant plusieurs jours consécutifs avant le départ : juin est une bonne période pour le faire.
Surveiller insectes et maladies
Si les pucerons deviennent moins présents, d’autres menaces pèsent sur nos arbres, comme les cochenilles, les acariens et les maladies fongiques. Une observation quotidienne et des traitements curatifs (insectes ou acariens) ou préventifs (maladies fongiques) s’imposent.
Parmi les traitements phytosanitaires curatifs autorisés, on peut citer pour les insecticides : les pyréthrines (pucerons, en particulier), le bacillus thuringiensis (chenilles) et les insectes auxiliaires ; pour les fongicides : la cuivre (bouillie bordelaise) et le soufre.
Surveiller l’incrustation des ligatures
En cette période, les branches grossissent rapidement grâce au flux de sève engendré par la forte activité végétative. Les ligatures peuvent s’incruster dans l’écorce en quelques jours seulement.
Sur les caducs, la surveillance doit être au moins hebdomadaire : un fil incrusté dans leur fine écorce marque profondément la branche pendant de très nombreuses années. La disparition de la cicatrice n’étant jamais acquise.
Les pins réagissent mieux mais ont besoin plus de temps pour prendre la forme que la ligature leur impose. Le retrait du fil peut être retardé – sans que cela ne constitue une règle - jusqu’au moment limite où le tiers de l’épaisseur du fil a pénétré dans l’écorce.
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dernière mise à jour : 31 mai 2026