TABLETTES POUR BONSAÏ "FACON EBENISTE" (DIY)
Comment réaliser des tablettes de présentation pour nos bonsaï à la façon d'un ébéniste.
Comment fabriquer une tablette de présentation pour un bonsaï ?
Ce sujet a déjà été abordé, avec deux niveaux de finition (et de difficulté …) dans les pages «Comment réaliser des tablettes de présentation simples et économiques pour nos bonsaï» et «Comment fabriquer des tablettes sur pieds pour présenter nos bonsaï en exposition».
Cette page est destinée à ceux qui veulent aller plus loin, sans pour autant disposer de compétences particulières, ni d’équipements spécifiques onéreux, pour la menuiserie ou l’ébénisterie.
Le processus de fabrication présenté est une base de travail qui peut être déclinées de multiples façons, en particulier pour l’usinage de la tablette et des pieds, et dans différentes tailles pour couvrir la presque totalité des dimensions de nos bonsaï.
Pour la réussite du projet, notre santé et l’environnement, Il est recommandé à chacun de lire soigneusement les notices des outils et produits présentés, et de suivre leurs recommandations d’utilisation.
Vocabulaire
Pour faciliter la compréhension du processus de fabrication de la tablette, un peu de vocabulaire.
La partie centrale, sur laquelle repose le pot est appelée «panneau», «panneau central» ou «miroir».
La partie qui l’entoure est le «cadre».
Le plateau est composé du panneau et du cadre.
Le terme « pied » n’a pas besoin d’explication supplémentaire.
Les entretoises sont les barres qui maintiennent l’écartement entre les pieds. Dans l’ameublement, ils sont souvent remplacées par un «tablier» situé sous le plateau et qui joue le même rôle.
Panneau
Choix du bois
Il est facile de trouver des planches et des tasseau de bois rabotés dans les magasins de bricolage. Cependant, seules trois ou quatre essences sont proposées : pin, épicéa et sapin (souvent non réellement différenciés) et chêne. Il faut donc s’en contenter dans le cadre de cette page.
Le travail du chêne (bois dit « dur ») nécessite un outillage de bonne qualité ; celui des autres espèces peut se contenter d’outils de qualité moyenne et permet de limiter l’investissement, le temps de se faire la main.
Pour constituer le panneau central du plateau, on trouve facilement des tablettes pour étagères dans différentes largeurs (de 20 à 50 cm). Il suffit de les découper (ou les faire découper dans le magasin) à la longueur désirée.
L’approche est simple, mais ces tablettes présentent souvent des nœuds et la qualité du veinage du bois n’est qu’exceptionnellement au rendez-vous. Il est relativement plus facile de trouver des planches rabotées sans nœuds et au veinage intéressant.
Il suffit de découper la planche en plusieurs section pour obtenir la largeur souhaitée. La longueur peut dépasser un peu celle désirée pour permettre une découpe propre après assemblage.
Sens des planches
Pour des raisons esthétiques, les planches sont découpées pour que le sens de leurs fibres soit orienté selon la plus grande longueur de la tablette
Par ailleurs, le bois est un matériau qui peut se déformer en fonction des conditions de température et d’humidité auxquelles il est exposé.
Avant le collage des planches, il est utile d’observer l’orientation des cernes du bois.
La planche de gauche présente des cernes de croissances qui s’enrouent vers la gauche.
Dans celle de droite, les cernes s’enroulent vers la droite
Ce choix de l’orientation des cernes des planches, prises deux à deux, permet de contrer une éventuelle déformation du panneau : chaque morceau agit en opposition avec l’autre. Dans le cas contraire, le panneau peut d’incurver.
Collage du panneau central
Les côtés des planches sont légèrement poncés pour éliminer les éventuelles irrégularités de rabotage et permettre un assemblage propre.
On trouve deux types de colles à bois. Ils sont caractérisés par le temps laissé pour l’assemblage après application, la vitesse de prise et le temps de séchage. La colle rapide laisse 5 minutes pour l’assemblage, prend en 2 à 3 minutes et met moins de deux heures à sécher. La progressive laisse une demi-heure avant assemblage, prend en une heure et demie et nécessite 24 heures de séchage. Bien que demandant plus de temps, la colle progressive laisse plus de libertés pour effectuer des ajustements dans les assemblages.
Il suffit d’encoller l’un des surfaces à assembler ; il est inutile de le faire sur les deux.
La colle est étalée pour couvrir complètement la surface en une couche mince et homogène.
Les planches sont placées et ajustées sur deux serre-joints dormants, puis mises en pression.
Pour assurer un meilleur serrage de la partie centrale, un serre-joint classique est ajouté au dispositif.
Serre-joint dormant
Un serre-joint dormant est constitué d’une barre horizontale enfilée sur deux supports comportant une partie plate en dessous, destinée à reposer sur un établi, et un dispositif de serrage, au-dessus.
Associés par deux, les barres horizontales permettent de placer les planches à plat de manière stable. Leur mise en place et leur ajustement est grandement facilitée, en comparaison de l’utilisation des serre-joints classiques.
Ce dispositif sera également mis en œuvre pour le collage du cadre autour du panneau central.
Le modèle utilisé comporte des mâchoires en métal, il est donc nécessaire d’intercaler des pièces de bois entre elles et le panneau pour éviter de marquer le bois.
Excès de colle
Au moment du serrage, de la colle excédentaire sort immanquablement entre les planches. C’est parfaitement normal et une répartition régulière des gouttes est le signe que l’ajustement est bon.
Sur le dessus de la planche, facilement accessible, la colle peut être retirée immédiatement après le serrage de la façon recommandée par le fabriquant (chiffon légèrement humide ou humecté d’eau vinaigrée par exemple).
Sur le dessous, la chose est plus complexe : il serait imprudent de vouloir soulever le dispositif de serrage tout entier à ce stade.
Si on attend que le séchage soit complet, la colle devient transparente et dure. Seul le ponçage pourra en venir à bout.
En revanche, après que le temps de la prise de la colle soit écoulé, on peut retirer les serre-joints et le dessous devient accessible facilement. Les gouttelettes n'étant pas complètement sèches, il est alors possible de les gratter sans peine.
Ponçage
Une fois la colle complètement sèche (cf. mode d’emploi) le panneau est poncé avec un abrasif de grain 80. Utiliser un grain plus fin est inutile à ce stade.
Le ponçage poursuit deux objectifs : éliminer les excès de colle résiduels et aplanir la surface du panneau des deux côtés.
On peut utiliser une calle à poncer manuelle. Le travail est un peu long, surtout sur des grandes surface.
L’utilisation d’un ponceuse électrique excentrique oscillante est d’une efficacité remarquable et fait gagner beaucoup de temps.
En cas de différences importante entre l’épaisseur des planches, les professionnels utilisent une raboteuse, voire une dégauchisseuse. Ces machines impliquent des investissements financiers, bien au-delà des objectifs de cette page.
Option esthétique
Esthétiquement, il peut être intéressant marquer une séparation entre le panneau et le cadre du plateau de la tablette, en particulier si les veinages sont soit très différents, soit trop identiques.
Cela est réalisable facilement entre réalisant un léger chanfrein sur tous les côtés supérieurs du panneau.
Une option consiste à poncer les arrêtes manuellement selon un angle de 45°.
Comme pour le ponçage, l’utilisation d’un outil électrique facilite et accélère le travail.
Ici, une petite affleureuse et une fraise à chanfreiner comportant un roulement à billes sont utilisées.
Cadre
Découpe des tasseaux
Le cadre poursuit traditionnellement un objectif technique : contenir les déformations du bois du plateau lorsque que celui-ci travaille avec les variations de température et d’humidité.
Il remplit également un rôle esthétique par rappel des constructions traditionnelle des plateaux de tables, mais également en masquant le « bois de bout » situé sur les côtés du panneau pour le remplacer par le « bois de long » du tasseau exposé sur tous les côtés du cadre.
Le « bois de bout » est situé en bout de planche : les fibres bois sont coupée perpendiculairement à leur axe de croissance. On obtient alors une surface moins lisse et moins homogène que sur une coupe dans le sens pour le « bois de long », celui des fibres.
La fabrication d'un cadre introduit une difficulté technique qui est d’assembler quatre pièces dont les extrémités sont coupées à 45°.
Pour les réaliser, on utilise une boite à onglets et un scie à dos (les plus équipés pourront mettre en œuvre une scie à onglets électrique).
Mesure des longueurs
La découpe doit permettre l’ajustement parfait aux dimensions du panneau.
En effet, si la création d’un cadre pour un tableau supporte quelques imprécisions (elles sont masquées par la forme de la moulure), notre cadre doit s’ajuster parfaitement.
Une astuce consiste à fabriquer une cale d’ajustement pour mesurer la longueur de la première pièce. Elle est taillée à 45° sur le même tasseau utilisé pour le reste du cadre.
On peut alors ajuster la longueur de la première pièce en l’ajustant sur la cale, comme on le ferait sur une autre pièce du cadre.
Maintien en place
Chacune des pièces du cadres est mesurées en relatif par rapport à la précédente, en progressant toujours dans le même sens (horaire sur l’illustration).
Une fois un côté coupé, il est fixé avec une ruban adhésif du type de ceux utilisés pour le masquage pour les travaux de peinture. Il fixe suffisamment la pièce et ne laisse aucun résidu de colle … à condition de ne pas dépasser une durée indiquée par le fabriquant.
Ces morceaux de ruban adhésif resteront en place jusqu’à ce que le collage du cadre soit réalisé : il est assez difficile de réajuster parfaitement les pièces si elles ne sont pas maintenues dans leur position initiale.
Le ruban adhésif n’est positionné que sur le dessus.
Cette disposition permet de relever, sans le détacher, le premier morceau du cadre pour mesurer le dernier.
Elle permet également d’encoller les différentes pièces en les basculant.
Collage
Le collage reprend les techniques utilisées pour celui des planches du panneau : serre-joints dormant, normaux et encollage.
Les coins sont positionnés grâce à des petite pinces qui assurent la bonne mise en place des angles.
Les résidus de colle sont traités comme pour le collage du panneau : immédiatement sur le dessus et après le temps de prise sur le dessous.
Sur une tablette de petite taille (comme dans l’illustration), le nombre de serre-joints est réduit. Pour de plus grandes, il est utile de s’assurer d’un serrage homogène en augmentant leur nombre sur tous les côtés.
Ponçage
Une fois le plateau collé, plusieurs passes de ponçage sont réalisées successivement avec un grain de 80 qui permet d’éliminer les résidus de colle et d’ajuster finement l’épaisseur du plateau et du cadre, puis, successivement, de 120, 180 et 240.
En respectant cette progression, on s’assure d’une utilisation optimale de chaque abrasif et d’une belle finition.
Le ponçage peut être réalisé manuellement avec une calle pour toutes les surfaces du plateau.
Il est préférable de réserver l’utilisation d’un ponceuse pour le dessus et le dessous et de conserver le ponçage manuel pour les côtés.
Arrêtes vives
Les arrêtes vives constituent un point de fragilité du plateau en cas de choc qui entraine une encoche bien visible.
Au toucher, elles constituent une rupture par rapport à la sensation douce et lisse de sa surface et de ses côtés.
Il est possible de corriger ces points en cassant les arrêtes avec un chanfrein ou un arrondi réalisés par ponçage ou à l’aide d’un fraise à chanfreiner, ou à arrondir, montée sur un affleureuse ou une défonceuse.
Pieds et entretoises
Entretoises
Les entretoises sont destinées à rigidifier la structure des pieds et à maintenir leur écartement.
Elles peuvent être de différentes formes, plus ou moins travaillées.
Pour les entretoises à section carrée ou rectangulaire, le mode d’assemblage le plus simple à mettre en œuvre est celui par tourillons. Il consiste à percer des trous dans la longueur de l’entretoise et dans l’épaisseur du pied. Un tourillon rainuré assure l’assemblage par collage. La méthode est décrite dans la page « Tablettes de présentation sur pied pour bonsaï ».
Ce mode présente cependant des limites avec l’épaisseur de l’entretoise : si son épaisseur est inférieure à 13 mm et même avec un petit tourillon de diamètre 6 mm, la matière restante autour du trou rend l’assemblage trop fragile (sans parler de la difficulté à percer strictement au centre du tasseau).
L’épaisseur du plateau des tablettes présentées dans cette pages est de 10 mm. Des entretoises d’une épaisseur supérieure ne seraient pas des plus esthétiques.
L’option qui a été retenue est de réaliser directement les entretoises avec des tourillons lisses.
Ils s’insèrent directement dans des trous percés dans l’épaisseur des pieds.
Pieds
Les pieds sont coupés dans un tasseau de section carrée.
Il est possible de les travailler pour leur donner une autre forme par découpe, fraisage ou ponçage.
Les arrêtes vives de ceux de l’illustration ont été mis en forme avec une fraise à chanfreiner.
Il est plus facile de réaliser cette opération sur des sections longues que sur des courtes. Les pieds utilisés ici mesurant 9 cm, les arrêtes vives ont été travaillées avant découpe.
Deux faces de la longueur des pieds sont percées d’un peu moins de leur épaisseur pour accueillir les entretoises. Un trou est également réalisé dans l’un des bouts pour accueillir le tourillon rainuré qui assurera l’assemblage au plateau.
Après un montage « à blanc » (sans colle) pour s’assurer que les usinages sont bons, les pieds et les entretoises sont poncés successivement avec des grains de 120, 180 et 240.
Assemblage
Les pieds et les entretoises sont assemblées avec l’aide d’une presse à cadre (également appelée «à feuillard»).
Cet outil est constitué d’une sangle, de quatre guides d’angles et d’un dispositif de serrage. Il permet d’assurer un serrage homogène de l'assemblage des baguettes.
Une goutte de colle est ajoutée dans chacun des deux trous percés dans la hauteur de chaque pied.
La colle est ensuite répartie à l'intérieur de chaque trou avec un une petite pièce de bois, un cure dent ou une brochette par exemple.
Les tourillons sont ensuite enfoncés dans les trous correspondant. Si les trous sont bien ajustés, la manœuvre est plus difficile que dans l’assemblage à blanc, épaisseur de la colle oblige. L’excédent qui ressort est soigneusement enlevé de la même façon que pour les collages précédents.
La presse à cadre est ajustée pour que les guides d’angle s’ajustent parfaitement, puis serrée progressivement.
La presse à cadre est destinée, avant tout, à des assemblages à plat. Pour obtenir des pieds verticaux, il est nécessaire de positionner tous les guides à la même hauteur, centrés sur entretoises. Il est également nécessaire de soutenir la poignée de serrage pour que son poids ne fasse pas basculer le pied sur lequel elle est plaquée.
Positionnement des pieds
Pour bien positionner les pieds collés aux entretoises sous le plateau de la table, il existe de petits accessoires : les centreurs de tourillons.
Ils sont constitués d’un petit cylindre surmonté d’une pointe.
Le principe est de positionner le cylindre dans le trou de chaque pied et de poser le plateau sur l’ensemble d’une manière approximative.
Tout est alors retourné d’un bloc pour maintenir les centreurs en place.
La table à l’envers, les pieds sont alors ajustés précisément.
En maintenant cette position, on vient frapper doucement sur chacun des pieds avec un maillet pour que les pointes marquent le centre des trous des pieds sur l’envers du plateau.
Il ne reste qu’à percer les trous qui accueilleront les tourillons sur le plateau.
Collage
Le collage est réalisé en déposant une petite goutte de colle dans chaque trou du plateau et des pieds.
Il est préférable de bien étaler la colle à l’intérieur de chacun d’entre eux avec une petite tige de bois.
Les tourillons sont ensuite enfoncés dans les trous du plateau puis les pieds sont enfoncés progressivement en essayant de maintenir constamment le parallélisme avec le plateau.
Il faut éviter de remonter les pieds une fois l’opération commencée : les tourillons pourraient être soulevés du plateau et devenir difficiles à repositionner correctement.
On peut s’aider d’un maillet pour faciliter la mise en place.
Une fois l’ajustement terminé, la tablette est retournée, recouverte d’une protection (torchon par exemple) et mise sous pression avec un objet lourd en attendant la prise de la colle.
Des informations complétaires sont disponibles dans dans la page « Tablettes de présentation sur pied pour bonsaï ».
Finition
A ce stade de la fabrication, la tablette présente quelques défauts qui seront corrigés par la finition.
La couleur du bois brut est trop claire : les tablettes de présentation des bonsaï sont en général de teinte foncée pour ne pas trop attirer les regard par rapport à l’arbre et à son pot.
Elle sensible aux éventuelles, voire inévitables, gouttes d’eau qui peut s’échapper des trous de drainage du pot. Dans cette situation, le bois peut se tacher et même se déformer irrémédiablement.
Son aspect est assez mat et procure la sensation d’un manque de finition.
La surface du plateau est très sensible au moindre coup (même d’ongle), surtout si elle a été construite à partir de bois tendre.
Les produits de finition peuvent se distinguer en deux grandes catégories : ceux en solution aqueuse (nettoyage des pinceaux à l’eau) et les autres (nettoyage à l’alcool ou au white spirit).
Les premiers sont pratiques mais font réagir le bois dont les fibres absorbent l’eau et peuvent rendre les surfaces poncées irrégulières.
Les seconds n’ont pas cet inconvénient, mais émettent souvent des odeurs plus fortes et impliquent un nettoyage des outils un peu moins simple.
Teinture
La teinture est réalisée avec de la teinte à bois (ici de couleur chêne foncé).
Il est possible de l’appliquer selon différents moyens : pinceau, éponge ou mèche de coton, utilisée ici. Pour éviter des taches difficiles à enlever, il est toujours utile de porter des gants et de protéger les vêtements.
Le principe est d’appliquer une bonne quantité de teinte sur surface homogène (le plateau par exemple), puis de l’essuyer avec un chiffon de coton non plucheux avant que le produit ne sèche complètement.
Il est essentiel est de toujours travailler dans « l’humide ». Si certaines parties sèchent et d’autre pas, la couleur risque de ne pas être homogène.
Après séchage d’une couche, il est possible d’en appliquer une autre jusqu’à obtention de la couleur désirée … ou presque. En effet, les couches de finition suivantes, réalisée avec d’autres produits, exercent une influence que la teinte finale. En général, elles assombrissent un peu la couleur et la rendent plus chaude.
Fond dur
Un fond dur (ou fondur) est constitué d’une résine qui a pour rôle de boucher les pores du bois.
Elle permet d’éviter que de l’eau qui parviendrait sur le bois ne la tache ou le déforme, surtout sur le plateau.
Particulièrement important sur les bois tendres qui absorbent très facilement l’humidité, il l’est également sur certains bois durs, comme le chêne, pour éviter la remontée des tanins.
L’application, en une seule couche, ne pose pas de difficulté spécifique si ce n’est qu’il est nécessaire d’essuyer soigneusement toute coulure en dessous du plateau et dans la rainure qui a été éventuellement laissée entre le panneau et le cadre.
En réaction au contact du produit, le bois peut relever certaines de ses fibres ce qui génère des petites irrégularité sur les surfaces pourtant patiemment travaillées. Elles sont éliminées, après séchage complet, par un très léger ponçage avec grain supérieur à 240 ou avec de la laine d’acier 000.
Vernis ou cire
La dernière couche de finition est constituée d’un vernis ou d’une cire.
L’un et l’autre présentent des avantages, des inconvénients, des rendus et des savoir-faire différents.
Le vernis est réputé pour offrir une résistance plus important aux rayures. La forme liquide demande une pratique réelle pour obtenir une surface homogène. Le vernis en aérosol est un peu plus facile à appliquer de façon uniforme. Chaque couche doit être égrenée (ponçage léger) avant d’appliquer la suivante.
La cire est plus facile à mettre en œuvre dans la mesure où la phase de lustrage nécessaire après application permet d’homogénéiser les surfaces. Elle existe sous forme liquide, facilitant l’application sur les grandes surfaces, et en pâte. Selon le type de cire, le lustrage s’effectue au chiffon ou à la brosse à meuble.
Dans les deux hypothèses, on recherche une finition plutôt mate ou satinée, en excluant celle qui serait trop brillante.
Au cours de l’application du produit de finition, il est nécessaire d’éviter son accumulation dans les éventuelles rainures du plateau, en particulier, et d’en retirer l’excédent avant séchage complet.
Tablettes réalisées
A l’occasion de la rédaction de cette page, deux tablettes ont été réalisées.
Les différences résident dans la largeur du cadre et le positionnement des pieds.
Elles sont toutes deux teintées chêne foncé et ont reçu une finition cirée.
Panneau : 29,7 x 20 cm| Plateau : 35,1 x 25,3 cm
Hauteur totale : 10,5 cm
Panneau : 29,7 x 20 cm | Plateau : 33,2 x 22,4 cm
Hauteur totale : 10,5 cm
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dernière mise à jour : 29 septembre 2026